L’Habitat ailleurs: Le Pérou

L’architecture au Pérou a toujours été variée et a évolué depuis le Pérou antique, l’empire inca et la vice-royauté du Pérou ; elle s’est adaptée aux changements que le style de vie de la société imposait, non seulement en ce qui concerne les formes, les tailles et les matériaux utilisés pour son édification, mais aussi dans les fonctions réalisées.

Ce sont autant d’événements qui ont influencé les changements d’architecture, par exemple, l’expérience des tremblements de terre. Ces événements changèrent fondamentalement les œuvres péruviennes.

De 1980 à 1920, s’est produite l’adéquation des types traditionnels des édifications aux nouvelles demandes de la société qui était en cours de changement vers une culture plus universelle : “la modernité est le but”. Les matériaux prédominants à cette époque étaient la boue, la “quincha”, le bois et le fer forgé.

L’architecture en ville

Entre 1920 et 1950, l’architecture correspondait à l’extension de la ville. Les influences anglaise et nord-américaine ont aussi laissé leur empreinte. La prospérité qui était vécue dans le gouvernement de Leguía se reflétait dans les nouvelles constructions.

La bourgeoisie aristocratique, une classe moyenne de professionnels et employés s’orientent vers de nouveaux styles qui se reflétaient dans les édifications. De 1950 à 1980, la réalité change et les facteurs de croissance de la population modifient plusieurs critères dans le plan de la ville ; les districts augmentent par la présence de grandes installations.

L’architecture inca

Ce fut l’expression la plus éloquente du Pérou et de la grandeur de l’empire. Cela se caractérisait par la solidité, la simplicité et la symétrie. L’arquitectura inca avait un style architectonique en vigueur durant l’empire inca, spécialement à partir du gouvernement de Pachacutec Inca Yupanqui jusqu’à la conquête espagnole (1438-1533).

The Pachacamac archaeological site, 25 km south of Lima on April 5, 2013. The Pilgrims’ Route, a 1250-metre-long road leading to Pachacamac, the biggest phe pre-Hispanic temple of the Peruvian coast, is the new archaeological attraction in the 460 hectares Pachamac area. AFP PHOTO/ERNESTO BENAVIDES / AFP PHOTO / ERNESTO BENAVIDES

L’architecture développée dans la période inca se caractérise par la simplicité des formes, la solidité, la symétrie et par la recherche d’une harmonisation du paysage par les constructions. À la différence des sociétés côtières comme celle de chimú, les Incas utilisèrent une décoration assez sobre.

Le matériau principal utilisé fut la pierre non taillée dans les constructions les plus simples, ce qui n’était pas le cas dans les constructions plus complexes et importantes. Les constructeurs incas développèrent des techniques pour ériger des grands murs, de véritables mosaïques formées de blocs de pierre taillée qui s’emboîtaient parfaitement, au point même qu’une épingle ne pouvait y passer.

Parfois, ces blocs étaient si grands qu’il était difficile d’imaginer leur emplacement, les meilleures preuves de cette habilité se trouvent dans la zone de Cusco. On sait que les meilleurs tailleurs de pierre étaient les Collas, originaires d’Altiplano et que nombre d’entre eux ont été emmenés à Cusco pour servir l’État.

L’architecture coloniale

C’est l’expression régionale d’un ensemble qui s’étend de la péninsule ibérique jusqu’au Pérou, en passant par toute l’Amérique du Sud. C’est une architecture qui a une personnalité propre, car elle fut le produit de l’implantation de la tendance européenne sur les bases d’une architecture physique et développée administrativement au Pérou, provenant d’une civilisation très ancienne.

Du fait de la prééminence de l’Église, apportée par les Espagnols, pratiquement l’unique type d’architecture monumentale dans la vice-royauté fut celle des édifications de couvents et différents temples. Les couvents et monastères occupaient un pâté de maisons comme Santo Domingo à Trujillo, ou La Merced à Lima, ou deux pâtés de maisons comme la Concepción à Lima, Santa Catalina à Arequipa, ou même des grandes zones comme celle de Francisco à Lima; formés par des cloîtres entourés de chambres.

Ils constituaient une ville dans la ville, pourvus de tous les locaux nécessaires pour la vie de la communauté religieuse et ses dépendances : capitulaire, salle de profundis et réfectoire, les cellules individuelles et les chambres communes.

Auteur de l’article : Mickael Cantello

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