L’Habitat ailleurs: Le Vanuatu

Le Vanuatu est encore un pays rural. La plupart des ni-Vanuatu (habitants du Vanuatu) vivent sur leurs îles d’origine, bien que la population des deux villes a considérablement augmenté depuis l’indépendance. La structure et l’architecture de la ville reflètent les sensibilités françaises et britanniques. Une énorme base militaire américaine créée autour de Luganville au cours de la 2ème guerre mondiale affiche toujours ce patrimoine.

L’architecture rurale demeure largement traditionnelle. Des notions locales de genre et de rang influencent la disposition du village. La mobilité des femmes est plus restreinte que celle des hommes, et dans de nombreuses églises, hommes et femmes sont assis sur des côtés opposés d’une allée centrale. Les gens utilisent des matériaux « Bush » (locaux) dans la construction des logements, même s’ils utilisent aussi des briques de ciment et de la tôle pour les toitures. Les maisons ont une ou deux pièces pour dormir et pour stocker.

Dans les zones urbaines, la classe moyenne émergente ne peut se permettre des logements construits par le gouvernement. D’autres migrants vers les villes achètent des parcelles de terrain et construisent des cabanes avec des matériaux à bas prix et des déchets de fer ondulé, principalement près de Port-Vila et de Luganville.

La grande majorité des villageois construisent encore leurs maisons à partir de matériaux locaux. La plupart des logements sont des maisons traditionnelles mélanésiennes de terre ou d’étages de corail, sans fenêtre en verre, avec des murs et des toits faits de palmier, de bambou, ou de canne. Le matériau de construction extérieur le plus largement utilisé est le bush.

La grande majorité des villageois au Vanuatu construisent encore leurs propres maisons à partir de matériaux locaux. La majorité des habitations sont des maisons mélanésiennes traditionnelles avec des planchers de terre ou de corail, pas de fenêtre en verre, des murs de feuilles de palmier, de bambou ou de canne et des toitures de chaume.

La plupart des maisons ont un espace pour un jardin à proximité et chaque village possède généralement un espace communautaire de sociabilité masculine appelé nakamal. Les nakamals sont des lieux de rencontre traditionnels pour les chefs au Vanuatu et jouent un rôle important dans le kastom (coutume / culture) au Vanuatu.

Au vrai sens du mot, le nakamal signifie simplement « la maison des hommes » et c’est un bâtiment plutôt long dont les différents compartiments symbolisent les principales divisions de rang ou de statut. Sa taille et la beauté de son ornement reflètent l’importance politique du groupe ou, plus exactement, le prestige et l’étendue des pouvoirs de son chef principal.

La plupart des maisons traditionnelles au Vanuatu sont construites au niveau du sol et sont assez basses, ce qui signifie une réduction considérable de l’espace vertical intérieur. L’intérieur est parfois subdivisé par des cloisons en bois pour séparer les sexes (West Santo, Vao, Aoba) ou la famille des étrangers. Quand il n’y a pas de partitions, les foyers délimitent les différentes zones pour chaque personne.

Les rez-de-chaussée ont généralement une forme rectangulaire (au moins deux fois plus longues que larges) parfois avec des pignons circulaires (Santo, Malekula, Shepherd). De trois à cinq rangées de poteaux longitudinaux composent habituellement le cadre. La toiture a deux parties qui descendent vers le sol. Les pignons sont souvent fermés.

Cabin on the tree-Port Olry-Vanuatu

Les fibres végétales constituent les matériaux de construction les plus utilisés au Vanuatu, pas étonnant dans cette terre de grandes forêts. Une grande quantité de matière végétale est utilisée, comme divers bois pour faire des poteaux de cadre.

Le bambou est le matériau préféré pour les toits (la partie la plus importante d’une maison sous les tropiques) où la première fonction est celle d’un très grand parapluie ! Des feuilles de sagoutier (surtout dans la partie nord de l’archipel), de cocotier, de pandanus et de canne à sucre sont façonnées en « tuiles » compactes et sont placées les unes sur les autres pour donner une surface uniforme sur laquelle l’eau de pluie peut facilement couler.

La fumée des feux permanents à l’intérieur de ces maisons traditionnelles du Vanuatu imprègne la toiture et la dessèche. Elle (si on parle de la fumée ???? ) Il (si l’on parle du feu ???) enduit les combles et durcit le bois pour empêcher la vermine d’entrer dans le chaume. Le rôle de la fumée est donc d’une importance primordiale contre l’altération efficace de la maison. D’autre part, l’atmosphère enfumée qui caractérise certaines maisons n’est pas très saine pour les voies respiratoires de leurs occupants, sauf s’il existe une ventilation adéquate et permanente. D’où l’importance du positionnement des bâtiments et de l’emplacement des villages, eu égard aux vents dominants, la mer, ou l’altitude d’un site (sur une montagne ou dans une vallée).

Au Vanuatu, la construction d’une maison, que ce soit pour la famille ou la communauté, est un effort commun exigeant l’accord de tout ou partie de la communauté villageoise. Le travail est réparti selon le sexe, l’âge, et le statut social. Chaque type de bâtiment correspond à des compétences particulières et un nouveau bâtiment signifie un effort particulièrement important de la part de la communauté.

Auteur de l’article : Mickael Cantello

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