L’Habitat ailleurs: Le Vietnam

 

Maison traditionnelle vietnamienne

 

La maison traditionnelle varie du Nord au Sud. Au Nord, contrairement à des pays comme le Laos, le Cambodge ou l’Indonésie, cette maison, que l’on appelle le Nha Rhuong, sera à même le sol, c’est-à-dire sans structure de pilotis. C’est une maison construite en dur avec un toit de tuiles.

 

 

Quant au Sud, plus sauvage, nous pouvons retrouver des maisons sur pilotis justement qui servent à protéger la maison des fauves et de l’humidité.

 

 

Les paysages du sud sont garnis de nombreux cocotiers qui sont utilisés comme matière première pour ces maisons. Le tronc de ceux-ci est utilisé pour les charpentes tandis que les palmes le sont pour le toit.

 

 

Le principe de la géomancie est aussi d’application dans la maison vietnamienne. Dans la maison sur pilotis, on retrouve des pilotis sur lesquels repose une planche pour le sol et un toit pour recouvrir la maison.

 

 

 

La symbolique en est très belle puisque cette maison est associée à une tortue. Les pilotis font office de pattes, le sol de ventre, et le toit, qui protège la maison, de carapace. Le toit est également associé au ciel, le ciel qui évoque le principe mâle, le Yang. Le ventre est associé à la terre, principe du signe femelle, le Ying. Ensemble, ils forment le Ying et le Yang qui, réunis, sont porteurs de bonheur pour la maisonnée.

 

 

Colonisation française

 

Suite à la colonisation française du Vietnam de 1858 à 1940, un style franco-vietnamien est apparu dans le paysage vietnamien. Ce style architectural se démarque principalement à Hanoï, au nord, ville habitée par de nombreux hauts fonctionnaires et commerçants.

 

 

Ils y construisirent notamment des villas composées d’une cheminée élégante et de fenêtres à voûtes ainsi que des bâtiment administratifs, grands hôtels, théâtres, gares et églises. L’intention des Français était d’y créer « le Petit Paris de l’Indochine ».

 

 

 

La maison communale

 

La maison communale est la caractéristique typique du village vietnamien. Celle-ci se distingue par sa longue structure en bois et est construite sur pilotis ou de plein pied. Elle est à la fois le lieu de culte du génie du village, un lieu où sont célébrées les cérémonies et les fêtes traditionnelles, et un centre communautaire où se discutent les questions d’affaires du village (répartition des rizières…) par les hommes du village.

 

 

Urbanisation

 

Depuis des milliers d’années, la disposition des villes, des villages n’a pas beaucoup changé. A l’époque, la vie des agglomérations était basée sur des règles ancestrales d’occupation de l’espace. Les vietnamiens ont peu à peu assimilé les principes de l’architecture chinoise basée selon les normes de la géomancie. Cette science qui étudie, selon des calculs très précis, l’espace en déterminant les lieux précis où il fallait construire les bâtiments ou les tombeaux, par exemple, pour capter au maximum les énergies.

 

 

L’architecture contemporaine se développe de plus en plus au Vietnam.  Petit à petit la population se densifie, l’architecture évolue laissant place à une architecture qui ressemble de plus en plus à celle des grandes mégapoles mondiales.

 

Rendez-vous la semaine prochaine pour la seconde partie du voyage…

 

 

 

 

Auteur de l’article : Mickael Cantello

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.